oda.

chair
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Sortie le 06 novembre 2026

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On a beau pouvoir expliquer rationnellement, scientifiquement, que la voix humaine n’est que l’enchevêtrement de sons produits par les vibrations des cordes vocales, cela ne suffira jamais à comprendre par quel ensorcellement telle ou telle voix vous touchent au plus profond de votre âme quand d’autres vous sortent simplement par les oreilles…

 

La voix d’oda. coche bien évidemment la première case. Cette voix, incarnée en anglais, en serbe et aujourd’hui de plus en plus naturellement en français, c’est celle d’Anna Bozovic. Fragile et puissante à la fois. Sinueuse et directe. Bouleversante et rassurante. Porté par les écrins de ouate de son complice Théo Noël-Apperry, le duo angevin a patiemment tissé, après un bel EP sorti en septembre 2024, les trames de ce premier album attendu en Novembre 2026. On y retrouve ainsi des chansons qui les suivent depuis 2022 (comme l’hypnotique ‘I was talking about love’) et d’autres qui ont été composées juste avant d’entrer en studio (comme ‘chair’ ou ‘the cloud’), sans qu’on puisse toutefois y déceler la moindre différence d’intensité ou de fraîcheur. À mi-chemin entre folk-pop et électronique, la musique d’oda. semble avoir toujours su où elle devait aller, folâtrant à l’instinct entre des herbes folles, dans lesquelles se plongeraient sans doute aussi volontiers Cat Power, Emiliana Torrini, Pomme ou encore Cocteau Twins.

 

Vous aurez par conséquent deviné que l’ambiance générale de la musique d’oda. vire facilement à la mélancolie. La plupart de ces neuf titres se compose effectivement de ballades brumeuses, entre berceuses pour adultes et cafards de nuits blanches, que vous vous surprendrez toutefois à repasser sur le player plus que de raison. Inlassablement.

 

Car comment résister à l’aérien ‘what’s in my head’, à cette chute libre vers le désespoir qu’est ‘my silence’ ou encore à ‘the cloud’, très beau final d’album en forme de rêverie boardsofcanadienne ? Comment ne pas succomber à la saisissante poésie de combat de ‘chair’ ou à la délicatesse de ‘tout disparaîtra’ ? Il faudrait sans doute aussi évoquer les ritournelles plus pop, comme l’excellent ‘le lilas’ ou le björkien ‘l’horizon’ (tous deux déjà parus en single). Il faudrait parler de chaque chanson. Il faut surtout les écouter.

 

Au commencement était le verbe, paraît-il. On pourrait être plus précis. Il était plutôt une voix…