
Happy, Broken.
—
Sortie le 16 octobre 2026
—
Howlin' Banana Records



Difficile de donner un âge à la musique de chest. tant elle semble en mouvement permanent, croisement d’une énergie spontanée et d’une électricité intemporelle. Le groupe n’a pas choisi ce nom par hasard : depuis des années, ses membres respirent la musique par tous les pores de leurs organismes, eux qui se sont liés dans l’obscurité et les vibrations du Supersonic, poumon de la musique indépendante à Paris. Embauchés par le lieu, Nicolas et Pierre-Louis se rencontrent autour d’un amour commun pour le rock’n roll bruyant et les expérimentations sonores. Le groupe naît véritablement avec l’arrivée de Thibault, Alexis et Elliot, autres membres du staff de la salle. Ensemble, ils commencent à écrire et enregistrer des démos.
Nourris par les rencontres et les groupes qu’ils voient défiler au quotidien, les membres de chest. trouvent rapidement leur touche créative entre musique dure et joie pure d’une formation qui éclot de manière ultra-naturelle, hybridant les influences de chacun pour un résultat hautement personnel. Loin de se prendre au sérieux, la formation verse souvent dans le second degré, faisant de l’auto-dérision et de l’amitié qui lie ses membres deux composantes majeures de son identité.
Mais s’il est volontiers question d’énergie et de volume sur ses morceaux, chest. entend y exprimer aussi son amour pour les mélodies qui rassemblent et la musique électronique qui frappe. Baigné d’influences anglaises intemporelles, le groupe équilibre son travail sur le son et la composition, quelque part entre tentations mélodiques, envie réelle de faire danser et raz-de-marée sonique. Car depuis ses débuts chest. ne rêve que d’une chose : devenir une véritable machine de guerre scénique, du genre à faire transpirer les foules et faire sourire dans les pogos.
Avant même de sortir le moindre disque, chest. est repéré par le NME qui les classe dans les 100 à suivre en 2025. Un 1er EP en février 2025, All Good Things End (Howlin Banana), achève de booster à vitesse grand V la crédibilité du groupe et sa cote d’amour à l’international. chest. ouvre pour DITZ, Jehnny Beth, Heavy Lungs ou KNIVES, des groupes cotoyés au Supersonic qui les accueillent à bras ouvert dans une scène anglo-saxonne en pleine ébullition. On les croise à la Maroquinerie, Rock en Seine, ESNS et en Grande-Bretagne. chest. passe à l’âge adulte sans prendre le temps de l’adolescence. Chaque concert crée un effet boule de neige. Le groupe est une révélation scénique.
À l’automne 2025, chest. entame la composition et l’enregistrement de son premier album au studio La Frette, connu pour avoir hébergé des sessions de Nick Cave ou Arctic Monkeys. Le groupe, au line-up à trois ingés-sons, s’y autoproduit et s’ouvre à de nouvelles inspirations sans renier pour autant le noise rock puissant et mélodique de ses débuts. Le travail sur le son et les superpositions de ses textures se complexifie et se personnalise encore davantage, révélant des inspirations indus, techno et shoegaze parfaitement digérées. Parmi les moments forts du disque, on citera ‘Otto’, tube hypnotique qui tourne en dérision la masculinité toute puissante. Sur fond de future punk électrique où la section rythmique résonne comme une forteresse, le chant, entre scansion magnétique et explosion entêtante, s’épanouit sur des guitares électriques et des hooks électros imparables. ‘cor’ mêle indus et syncopes punk rock avant de s’envoler vers un refrain à la noirceur aérienne. Sur ‘Entertainment’, chest. passe la britpop à la sulfateuse métallique et écrit un banger autant à l’aise sur un dancefloor à une heure avancée que sur une grande scène de festival.
chest. incarne la future tête de proue d’une scène rock française qui n’a plus peur de rien. Un groupe capable de rassembler sans baisser les yeux ni son niveau d’exigence artistique.