
Beat Out The Sun
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Sortie le 29 janvier 2027
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Street Mission Records



L’auteure-compositrice-interprète franco-américaine Barbara Forstner puise son inspiration à la croisée du rock indépendant et de la chanson folk traditionnelle, façonnant des morceaux bruts, profondément attentifs aux complexités de la condition humaine. Son écriture repose sur l’observation d’elle-même, des autres et de ces façons étranges, souvent contradictoires, dont nous évoluons dans le monde. Depuis la sortie de son premier album, Long Long Gone, elle a rapidement attiré l’attention des médias français et internationaux, notamment France Inter, RFI, France Culture, Télérama, FIP et Rolling Stone.
Barbara écrit des chansons depuis l’âge de quatorze ans, lorsqu’elle a pris une guitare pour la première fois et commencé à mettre ses poèmes en musique. Aujourd’hui encore, elle aborde l’écriture par le texte, rédigeant souvent ses paroles avant de trouver les accords qui les accompagneront. Adolescente, elle remplissait chaque jour des carnets, cherchant dans l’écriture un moyen de comprendre ses émotions et le monde qui l’entourait. Pour elle, il ne s’agit pas tant de façonner une version lisse d’elle-même que de se rapprocher de la vérité, même lorsqu’elle est dérangeante, contradictoire ou difficile à nommer.
Ayant grandi à New York, Barbara est profondément attirée par les villes et le flux incessant de vies qui s’y croisent. Elle aime s’installer seule dans un café, regarder le monde défiler, saisir des bribes de conversation et observer les inconnus qui l’entourent. L’énergie urbaine lui est indispensable : elle y trouve le mouvement, la tension, le bruit et les rencontres qui nourrissent son écriture. Elle aime aussi prendre le métro sans être pressée d’arriver, voir les visages apparaître puis disparaître au fil des stations et imaginer les histoires qui se cachent derrière eux. Ce qui la fascine, c’est la complexité des émotions qui affleurent sur les visages : la joie mêlée à la tristesse, la peur dissimulée derrière l’assurance, la tendresse qui cohabite avec la colère. En cherchant à comprendre les autres, c’est aussi elle-même qu’elle tente de mieux cerner.
Barbara a grandi en écoutant Bob Dylan, Sixto Rodriguez, Tom Waits, Barry White et Al Green, avant de puiser sa propre inspiration chez des artistes comme Cat Power, Feist ou Kurt Vile. Elle est montée sur scène pour la première fois à seulement neuf ans, au Rockwood Music Hall de New York. Si l’expérience l’a alors submergée, elle y a découvert une émotion qui ne l’a plus quittée : celle d’être écoutée, de se rendre vulnérable face à un public et de le laisser entrer dans son univers. Elle a depuis poursuivi son parcours scénique, des salles intimistes aux scènes plus vastes, notamment celle du Cabaret Sauvage. Plus récemment, elle a tourné avec Herman Dune et assurera cet hiver la première partie de Dylan LeBlanc lors de sa tournée européenne.
Pour Barbara, se produire sur scène relève d’une autre forme d’exposition de soi. Cet espace de vulnérabilité extrême lui est devenu étrangement familier. Elle aime se confronter délibérément à des situations inconfortables, comme pour se lancer un défi : affronter ses peurs plutôt que chercher à les fuir. Cette impulsion traverse aussi bien sa vie que son écriture. Elle s’intéresse à ce qui advient lorsque l’on cesse de vouloir se montrer cohérent pour accepter, au contraire, d’exister avec toutes ses contradictions.
Désormais installée à Paris, Barbara enregistre dans son home studio, privilégiant la spontanéité et l’instinct à une production trop léchée. Son nouvel album, Beat Out The Sun, a été enregistré en avril dernier. Son titre emprunte une expression à l’œuvre de l’artiste américaine Dana Schutz, qu’elle admire profondément. Pour Barbara, ces mots recouvrent plusieurs significations : repousser ses limites, affronter ses peurs, assumer pleinement son identité et grandir peu à peu. Ils évoquent cette lutte pour avancer vers la lumière sans pour autant nier l’obscurité traversée.
L’album est né d’une période particulièrement tumultueuse. L’hiver dernier, Barbara a été témoin d’un grave accident impliquant des proches, un événement qui l’a profondément bouleversée et l’a conduite à remettre en question nombre de ses relations. Dans son sillage, l’amitié, l’intimité, l’empathie et la manière dont chacun réagit à la souffrance sont devenues des préoccupations centrales. Elle a alors mesuré à quel point une même tragédie pouvait susciter des réactions radicalement différentes : certains se tournent spontanément vers les autres avec générosité et bienveillance, tandis que d’autres semblent incapables, ou peu disposés, à éprouver quoi que ce soit. Cette expérience l’a amenée à interroger son entourage, mais aussi ses propres réactions.
Beat Out The Sun prend racine dans cette incertitude. Plutôt que de chercher à expliquer ses émotions ou à les enfermer dans des récits bien définis, Barbara choisit de les traverser pleinement. Ses chansons explorent cette expérience troublante qui consiste à découvrir une facette insoupçonnée d’une personne que l’on croyait connaître, mais aussi à se laisser surprendre par sa propre capacité à éprouver tour à tour la colère, la tendresse, la peur, l’amour ou le détachement. Elles s’attardent sur ces zones inconfortables où les sentiments opposés se rencontrent : aimer quelqu’un tout en lui en voulant, se sentir anéanti et pourtant étrangement vivant, vouloir partir tout en désirant désespérément rester.
Le paysage émotionnel de Barbara oscille entre sommets vertigineux et abîmes profonds, sans qu’elle cherche à en esquiver les extrêmes. Ses chansons s’attachent à les traverser plutôt qu’à les édulcorer. Elle y explore la possibilité d’embrasser ses peurs au lieu de les fuir, d’accepter les aspects les moins flatteurs ou les plus contradictoires de sa personnalité, et de trouver de la beauté dans des moments autrement difficiles à supporter. Car même la tristesse la plus profonde peut abriter de la tendresse, et une confrontation douloureuse révéler quelque chose d’inattendu.
Beat Out The Sun n’est donc pas simplement le récit d’une période difficile, mais celui d’un apprentissage : apprendre à regarder véritablement ce qui nous arrive et à comprendre ce que ces épreuves font de nous. L’album parle de transformation, de passage à l’âge adulte et de cette capacité à découvrir la beauté dans les choses les plus simples. À l’image de Barbara, assise dans un café ou observant les inconnus défiler dans le métro, ses chansons s’attardent sur des gestes anodins, des expressions fugaces et des contradictions intimes. Elles interrogent ce qui se dissimule sous la surface, ce que nous nous devons les uns aux autres et ce que signifie continuer d’avancer sans avoir encore toutes les réponses.