
La couverture des choses
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Sortie le 27 février 2026
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Humpty Dumpty Records



En 2021, Coraline Gaye publie un premier EP, fin:début, sous le nom de Brèche de Roland. Sorti sur le label dear.deer.records, le disque est réalisé en collaboration avec les musiciens bruxellois Gil Morio, Fab Detry, Simon Bériaux et Nicolas Arnoud. On y découvre une pop impressionniste aux sonorités anglo-saxonnes, déjà traversée par une écriture précise et une voix singulière, immédiatement reconnaissable.
En février 2026, Coraline Gaye signe sous son nom et chez Humpty Dumpty Records La couverture des choses, un album de chanson française situé à la lisière du classique et de l’étrange, entre douceur et violence. Si la justesse des mots et la clarté de la voix demeurent centrales, les thématiques naturalistes de l’EP s’ouvrent ici davantage aux relations : à soi, à l’autre, à l’enfant, à la guerre, au paysage, au collectif, à la résistance, à l’amour.
Les onze titres de l’album ont été écrits et composés par Coraline Gaye, puis co-réalisés avec le musicien Thomas Van Cottom (Cabane). Claire Vailler (Midget!, Transbluency) signe les chœurs et interprète les orgues ainsi que la guitare baryton ; Sacha Toorop (Dominique A, Emily Loizeau…) assure la basse et la batterie ; Nicolas Arnould compose les arrangements de guitare sur plusieurs morceaux. Le musicien anglais Mike Lindsay (Tuung, LUMP…) vient enfin rassembler ces chansons sous un même toit sonore, grâce à un mix créatif teinté de textures vintage et de boîtes à rythmes.
Avec La couverture des choses, Coraline Gaye dévoile un ensemble de chansons délicates qui explorent l’intime tout en affirmant sa place d’autrice-compositrice dans le paysage musical francophone. Ses récits se déploient dans un mouvement allant de l’infiniment proche à l’universel. La chanteuse s’y engage pleinement, pose des actes. Les textes sont incisifs, les mots performatifs. Musique et écriture traduisent une sensibilité poétique portée par une attention aiguë au monde qui l’entoure. Des forêts des Ardennes belges, où elle aime se perdre, elle ramène une exploration du quotidien, de l’intériorité, du corps social, de l’amour maternel ou romantique. De sa voix limpide, elle trouve la force de dire et de chanter ce qui doit l’être.
Coraline Gaye met en chansons un corps et une pensée en éveil permanent. C’est là qu’elle se situe : à l’endroit poreux entre l’intime et le politique. Elle soulève la couverture des choses, regarde ce qui se cache dessous, écarte les faux-semblants et raconte ce qu’elle voit.
L’album est aussi l’occasion de faire aboutir ou de poursuivre des collaborations avec les vidéastes Anne-Laure Étienne et Simon Vanrie, la plasticienne Séverine Gallardo, ainsi que les illustratrices Marine Schneider, Mathilde Van Gheluwe et Gaya Wisniewski.
Pensée en duo avec Claire Vailler, la formule live propose une réinterprétation à quatre mains des titres de l’album, mêlant claviers, guitare, voix et sampler. Le concert se prolonge au-delà de la musique grâce à des interludes vidéo, moments suspendus où le texte quitte le chant pour devenir parole.