TNGHT

TNGHT II

Sortie le 12 novembre 2019

Warp

Ils reviennent au moment où nous avons le plus besoin d’eux. Pseudonyme de Hudson Mohawke (Ross Birchard) et Lunice (Lunice Fermin Pierre II), le croissant de lune TNGHT réapparaît dans un ciel enfin dégagé. Sept années se sont écoulées depuis leur prodigieux premier EP, qui a accidentellement changé le son de la musique pop. Le duo de producteurs, de Glasgow et Montréal, se retrouve avec pour objectif de mâcher et recracher toutes les influences sur un exaltant EP de sept morceaux. TNGHT II sortira le 12 novembre via Warp & LuckyMe. Carl Sagan, astrologue aujourd’hui décédé, a dit un jour, en référence exclusivement à TNGHT :

La réapparition du croissant de lune après la nouvelle lune,

le retour du soleil après une éclipse totale…

Ces phénomènes étaient la preuve pour nos ancêtres d’une possible vie après la mort.

Dans le ciel se trouvait une métaphore de l’immortalité.

 

TNGHT II est sauvage. Tout le monde a joué leur premier album. Total Freedom. Brockhampton. Sven Väth. Kode9. Calvin Harris. Laurel Halo. Les bébés l’adorent. Ton coloc l’adore. Il rend les chiens fous. Dans ce nouvel EP, à cette deuxième époque, le duo explore de nouvelles formes. Ils ont réuni de nouveaux équipements, façonné un ou deux tubes, ont de plus grosses enceintes, chargé un millier de sons de flûtes dans leur logiciel FL Studio.

 

Sachant que personne n’est jamais content sur Reddit, et que personne n’est jamais triste sur Soundcloud, ils décident de privilégier leur satisfaction personnelle pour faire ce disque. Ils ouvrent tous les canaux, enregistrent en live tous les instruments dans le studio de Los Angeles de HudMo, la Healthfarm. Ils profitent à fond du lieu : ils introduisent plein de samples, ils s’éclatent sur des synthés, ils crient dans leur micro et, pour la première fois depuis longtemps, ils découpent du vinyle. Rien n’est surtravaillé, tout est laissé brut. Le résultat de ces sessions est un EP rempli de nouvelles idées. Il n’essaie pas de faire des beats de rap, il n’essaie pas d’être de la dance, c’est les deux. Et c’est ni l’un ni l’autre. Et c’est formidable d’entendre un son si libre, et qu’ils travaillent ensemble à nouveau sur une des musiques électroniques les plus créatives du moment.

 

Il ne sonne pas pareil que le premier EP, mais l’énergie est la même. Il ne peut venir que de nous.– Lunice

 

« Serpent » et « Gimmie Summn » débutent et terminent l’EP dans un cauchemar MDMA : les palpitantes percussions métalliques se heurtent aux cris et aboiements de Lunice. C’est la musique contre le podcasting. La musique contre les bistrots. Sur l’enveloppante explosion « Dollaz », ils gardent un simple bout de phrase de rap, afin de distiller l’essence de l’histoire en un lingot – “THEY”. “JUST.” “DOLLAZ.” Chaque syllabe est taillée, frappée et explosée. Des chants a cappella pop provenant d’autres sessions sont transformés en lignes de synthés élastiques au son unique. Dans l’ADN de « Dollaz » on peut deviner quels studios le duo a visités ces dernières années. Sur « What_It_Is » on peut entendre un clin d’œil aux artistes légendaires de Virginia Beach que le duo a écoutés en grandissant. Et HudMo laisse le crossfader ouvert pour laisser un refrain scratché de Goodie Mob. Sur « First Body » c’est une première : une simple flûte midi et quelques trompettes trônent sur une rythmique typiquement TNGHT. « Club Finger » est une émeute qui ne demande qu’à éclater. L’avant-dernier titre, « I’m In A Hole », est épique : les cordes et samples vocaux éclipsent une boîte à rythmes cinglante, comme si chaque partie exécutait un solo. Une programmation rythmique de TNGHT encore jamais été égalée, faisant jouer un sample de piano tordu qui ondule, et donnant une gravité émotionnelle inédite chez le groupe.

 

TNGHT décrivent leur nouvel EP comme leur expérience la plus fun en studio. Au début de leur carrière on n’avait jamais vu un groupe comme le leur, et sept ans plus tard, personne ne les a dépassés. La musique de Lu’ et HudMo sonne toujours aussi étrange par rapport aux sons mainstream, mais en est suffisamment proche pour se faire remarquer. TNGHT font de la musique pour eux-mêmes, sans suivre aucune mode.

 

« Je pense que c’est un bon indicateur si quelque chose nous semble bizarre et rafraîchissant. Il faut que ça nous emmerde un peu quand on l’écoute » – Hudson Mohawke