
Rip It!
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Sortie le 23 octobre 2026
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Crunchy Frog



PowerSolo a passé ces trois dernières décennies à enfoncer des brèches dans les murs du bon goût pour bâtir, à partir des décombres, son propre royaume tordu, et Rip It! est peut-être leur album le plus glorieusement déjanté à ce jour. Aux côtés de son nouveau guitariste et complice Charlie Shapiro (alias Jew Curly), le leader Kim Kix plonge tête la première dans le sous-sol de Curly pour façonner un disque nourri d’une obsession commune : les recoins oubliés de l’histoire de la musique et le « Garage Future », ces compilations étranges et poussiéreuses regorgeant de chansons fantaisistes, de curiosités régionales, de génie accidentel et de magnifiques erreurs musicales.
Chaque morceau de Rip It! déroule son propre thème décalé : ‘Pills’, ‘Naked Police’, ‘Slippers’, un ‘Bad Bad Man’ hors norme, un ‘Plastic Maniac’, ou encore ‘Habibi Bob’, explorateur du désert âgé de 14 ans. Tout se passe comme si une pile de disques fantaisistes tombés dans l’oubli, de bandes dessinées, de rêves fiévreux, d’émissions de télévision tardives et de moments forts du cyclisme avait été jetée dans un sac, secouée, frappée violemment, ressortie de force, puis équipée d’un micro. L’album fait même un détour par les relations politiques entre le Groenland et le Danemark avec ‘Leave Me Alone’, chanson de rupture amère où l’on retrouve l’artiste et actrice groenlandaise Nive Nielsen.
À l’image des meilleurs disques décalés, Rip It! refuse de rester en place. Le morceau-titre plonge l’auditeur dans une transe synthétique enivrante, tandis que des lignes de guitare irrésistibles dansent pieds nus à la surface du cerveau. Ailleurs, ‘My Songs’ frappe comme une gifle et exige qu’on abandonne toute dignité, qu’on s’empare d’une guitare imaginaire, qu’on sprinte vers le miroir le plus proche, et qu’on devienne enfin la rock star pleine d’assurance qu’on a toujours su pouvoir être.
C’est stupide. C’est intelligent. C’est entraînant. Ça sort en octobre.