MAQUINA.

BODY TRANSMISSION

Sortie le 10 juillet 2026

Fuzz Club

MAQUINA. incarne toute la complicité et l’euphorie qu’une expérience musicale collective peut susciter. Ce trio lisboète en pleine ascension fait danser les punks et pogoter les clubbers « en créant un lien entre les bulles » avec une telle ferveur qu’il remplit systématiquement les salles, déclenchant à chaque concert des vagues de crowdsurfing. Fort de plus de 250 dates et de nombreuses apparitions dans des festivals à travers l’Europe, le groupe poursuit sur sa lancée après une première tournée au Brésil et un passage remarqué sur KEXP lors des Trans Musicales 2025. Il ouvre aujourd’hui un nouveau chapitre avec son deuxième album, BODY TRANSMISSION : un voyage sous haute tension mêlant noise rock survolté, metal motorik et punk industriel, sans jamais lever le pied.

 

Capturant la puissance brute de leurs concerts désormais légendaires, BODY TRANSMISSION, coproduit avec Hugo Valverde, succède à PRATA (2024), premier album également sorti chez Fuzz Club et largement façonné par l’improvisation, au plus près de l’état de flux du live. Pour ce nouvel opus, Halison Peres (batterie/chant), José ‘Mendy’ Rego (basse) et João Cavalheiro (guitare/effets) ont délaissé les longues jams au profit d’un travail de composition plus précis. Ils prennent le temps de définir la direction de chaque morceau, condensant des dérives de dix minutes en titres courts, percutants, taillés pour frapper fort en trois ou quatre minutes.

 

Le résultat : une déferlante sans répit, pensée pour mettre le corps en mouvement et envahir la piste de danse. Un album rock calibré pour les clubs, porté par l’énergie brute du trio guitare-basse-batterie. « C’était l’expérience la plus difficile mais aussi la plus amusante que nous ayons vécue en studio, car nous nous sommes forcés à écrire de véritables morceaux plutôt qu’à enregistrer des jams », confie le groupe. « Nous voulions quelque chose d’intense, de concentré, d’implacable : un album en mouvement permanent. »

 

Dès les premières secondes, le ton est donné. ‘dança’ installe un rythme cardiaque implacable, porté par le chant punk habité de Silvia Konstance, qui délaisse ici son italien natal pour le portugais, et les synthés de Viktor L. Crux, tous deux membres du duo barcelonais Dame Area. Sur un 4/4 propulsif, entre cris sauvages et guitare incandescente, le morceau ouvre l’album avec une énergie frontale. Cette entrée en matière, explosive et festive, enchaîne immédiatement avec ‘4-to-the-floor’, trois minutes de riffs massifs et de beats percutants qui revendiquent pleinement leurs influences dance. ‘pressure/pleasure’ et ‘out of fear’ prolongent cette dynamique sous des lumières stroboscopiques, mêlant accents d’electroclash des années 2000 et textures à la Josh Wink à une trame de guitare saccadée et thrash, jusqu’au morceau instrumental ‘simulation’.

 

Cette tension hypnotique, qui ne laisse aucun répit, doit aussi beaucoup à Arise de Sepultura (1991), omniprésent durant la création de l’album. Sur ‘collapsing’, les cris et rugissements de Peres, alternant voix claire et hurlements (« Doing nothing / feeling everything »), s’inscrivent dans cette filiation tout en affirmant les dynamiques expressives qui structurent l’album. D’autres influences, comme Schwefelgelb, Fugitive ou Section 25, traversent également le disque, contribuant à tisser des passerelles inattendues entre techno/EBM, thrash metal et post-punk électronique.

 

Ailleurs, ‘agony’ se révèle tout aussi frontal, à la fois rageur et viscéral. Ce morceau, chargé politiquement, naît dans un contexte de tensions mondiales exacerbées. « Le mensonge / c’est la croyance / c’est la distraction / pour tromper », lance Peres, rappelant que l’art ne se crée jamais hors du réel. « Il s’agit du mensonge que les politiciens imposent pour masquer leurs véritables intentions », précise-t-il. Le titre dépeint ainsi un no man’s land où l’humanité dérive au cœur du chaos et de la misère.