SCHOOL OF LANGUAGE

45

Sortie le 26 juillet 2019

Memphis Industries

School of Language, c’est David Brewis, qui fait également de la musique avec son frère Peter dans Field Music. Il sort aujourd’hui son troisième album sous le nom de School of Language, à la suite de Sea From Shore en 2008 et d’Old Fears en 2014. Il s’agit d’un album sur Donald Trump – son ascension douteuse en politique, son comportement capricieux pendant son mandat et le groupe hétéroclite de personnages dont il s’est entouré.

Ce n’est pas vraiment un album de protestation, bien qu’il soit traversé par la colère. Ce n’est certainement pas une blague, même si certains titres sont très marrants. C’est une tragédie et une farce. Les chansons sont chantées sous différents angles, presque comme s’il s’agissait d’une comédie musicale funk sur Donald Trump. Un conseiller vend Trump sur l’idée d’un mur frontalier. Un autre n’ose pas démissionner par crainte du chaos qui pourrait en découler. Rex Tillerson s’émerveille devant son état de chute. Les psychiatres s’inquiètent de la stabilité mentale du président. Hillary Clinton déplore sa perte. Trump lui-même se vante et use de faux-fuyants dans son style unique et tapageur.

«Aussi longtemps que je me souvienne, j’étais fasciné par la politique américaine et cette fascination est devenue une obsession à l’approche des élections de 2016», déclare Brewis«Cela m’a vraiment fait me demander si j’avais une compréhension des gens, quelle qu’elle soit. C’est comme si le succès de Trump avait permis de détailler parfaitement chaque ligne de faille de la démocratie occidentale: comment la personnalité bat la politique, comment les intérêts des entreprises dépassent les besoins des citoyens ordinaires et comment l’éthique et l’état de droit sont à la merci de la partisanerie. Pour être honnête, j’aurais probablement pu écrire deux fois plus de chansons, tant il y a de choses à peine croyables entourant l’administration Trump. C’est comme le roi Lear peuplé par le casting du Songe d’une nuit d’été. Ici au Royaume-Uni, je me sens assez éloigné pour pouvoir transformer mon dégoût en satire. Je ne pense pas pouvoir faire la même chose avec le Brexit. C’est trop proche.»

45 a été écrit et enregistré en un peu moins de deux mois pendant les heures de fermeture du studio de Field Music à Sunderland. Il s’inspire du livre Fear de Bob Woodward, d’articles du Washington Post, du New Yorker et du New York Times et du FiveThirtyEight de Nate Silver. Il a également été inspiré par James Brown, Sly et la famille Stone, The Meters, Otis Redding et Free. 45 est sorti en version numérique le 30 mai