Joel Sarakula

Love Club

Sortie le 20 avril 2018

Légère Recordings

Aimez-vous les chansons d’amour ? Joel Sarakula, lui, admet enfin qu’il les aime, après avoir passé sa vie à éviter le thème de l’amour dans sa musique. Dans son nouvel album, Love Club, il fait revivre l’âge d’or de la musique pop romantique et l’associe à une esthétique moderne. Malgré un message de paix et d’amour déferlant sur cet album, Joel Sarakula n’est pas pour autant un hippie nostalgique : « Love Club parle de la connexion à la réalité, et de la reformulation des idées d’amour et de deuil romantiques dans le présent, notre époque sans amour. » Love Club, avec ses onze chansons touchant à tous les genres, disco, blues, soul, soft rock, est une déclaration pop intense.

 

Joel Sarakula a exploré le monde à la recherche de sa muse, faisant ainsi l’expérience de toutes sortes de choses. Il a été victime de car-jacking dans les Caraïbes et s’est produit dans les villages de pêcheurs les plus reculés de Norvège, par l’intermédiaire de bars de quartier des Etats-Unis et d’Europe. C’est finalement à Londres, grâce à l’immense patchwork que constitue sa scène musicale, que Joel a décidé de s’installer, après une série presque interminable de concerts. Les préférences musicales de Joel Sarakula oscillent entre l’avant-garde et les stars de la soul et de la pop, comme Sly Stone, Todd Rundgren et Hall & Oates. En termes de style et d’ambition, on peut le rapprocher d’artistes plus contemporains comme Unknown Mortal Orchestra, Erlend Øye et Toro Y Moi.

 

Les deux derniers albums de Sarakula, The Golden Age et The Imposter, sont beaucoup passés sur les radios anglaises, BBC Radio 2, BBC London, XFM, ce qui lui a valu de nombreuses diffusions sur les radios européennes, comme WDR 5, Radioeins, Bayern 2, Deutschlandfunk and Deutschland Kultur Radio en Allemagne, mais aussi en Italie, en Espagne et dans les Etats du Benelux.

 

Joel Sarakula est également un habitué des festivals et des clubs anglais, européens et même internationaux, comme SXSW, Primavera Sound, Glastonbury, The Great Escape, Liverpool Sound City, le club Scala à Londres, Tallinn Music Week, V-ROX (Vladivostok) et le Reeperbahn Festival à Hambourg.

 

Love Club est une nouvelle étape audacieuse et effrontée dans la carrière de Joel Sarakula. L’album est un hommage au talent des chanteurs et compositeurs soul des années 1970, filtré par un regard plus sombre et contemporain – plus en adéquation avec ces temps incertains. Joel explique : « J’ai toujours fui les chansons d’amour génériques. Mais sur cet album j’ai voulu embrasser totalement le sujet, avec mon cœur et mon esprit, en m’intéressant aux thèmes de l’amour, de la luxure, de la solitude et de tout ce qu’il y a autour. »

 

Le premier single, « In Trouble », coécrit avec Michele Stodart de The Magic Numbers, est le meilleur exemple de l’approche unique et sincère de la musique de Joel Sarakula.

« We Used to Connect » s’interroge sur la nature versatile des relations dans notre monde accro aux réseaux sociaux : “We used to connect in the real world too, now the touch of your hand is a digital cue.”

« Coldharbour Man », en revanche, examine l’identité du narrateur du titre et la dynamique entre l’artiste et le fan qui font partie d’une chanson d’amour disco. « Il se passe beaucoup de choses sur ce titre. J’ai l’impression que mon écriture a mûri. Il vaut sans doute mieux écouter et se faire sa propre interprétation ! » : “We met in a song come to life like some fantasy cliché, though I’m known for my moves in the dark you flooded sunshine on my day.”

 

« Baltic Jam » explore l’amour et le deuil romantiques dans le style authentique du compositeur-interprète des années 1970.

 

Enfin « Dead Heat », chanson qui parle des difficultés que rencontrent les couples les plus parfaits, en raison de leur symbiose. « Je me souviens d’une ancienne petite amie… Quand on s’est rencontrés, on pensait qu’on se détestait, mais on a fini par comprendre qu’on nourrissait une vraie passion l’un pour l’autre, et qu’il y avait juste une lourde tension sexuelle sous-jacente ! » : “It’s a battle we could only win, if we lose. We’d be stronger if these lonely ones became two.”

 

Il a fallu plus d’un an à Joel Sarakula pour faire Love Club. Il l’a enregistré dans plusieurs studios aux alentours de Londres et Berlin, capturant plusieurs performances très soul de ses nombreux partenaires musicaux sur un équipement analogique vintage. « Cet album a vraiment été un travail d’amour. Enregistrer, partager en privé ces performances entre mes collaborateurs et moi, ça a commencé à me faire penser à un club. Je suppose que c’est de là que vient le titre ! J’étais étonné d’avoir à ce point apprécié le processus de fabrication, et j’ai hâte de jouer ces nouvelles chansons sur scène avec mon groupe. » Nous aussi, on a hâte, Joel Sarakula !