Bananagun

Do Yeah

Le 6 septembre

Full Time Hobby

Parfois quand on écoute certains albums on a l’impression d’avoir mis la main sur une pépite vieille de plusieurs décennies ; un moment oublié de l’histoire de la musique qui pendant des années a tristement pris la poussière dans un magasin de disques. C’est exactement ce qu’on ressent immédiatement à l’écoute de « Do Yeah » de Bananagun, un titre envoûtant qui mélange afrobeat des années 1970, musique psychédélique et pop immersive.

A défaut d’être un trésor passé, ce morceau a été créé par un tout nouveau groupe de Melbourne. Avec pour objectif de fusionner la rythmique rageuse proto-garage de The Monks et les grooves tropicália de Os Mutantes, le groupe a vite façonné un son aussi flottant et effiloché que précis et tendu. « Nous voulions faire quelque chose de différent de tous les autres », raconte le groupe. « Nous voulions un son vif, joyeux, avec une profondeur semblable à celle de la jungle. Comme une ode à la nature. »

Les percussions sont très présentes au sein de cette ode à la nature, proches de Fela Kuti, de l’exotica, du jazz et du pop-rock des années 1960. A l’instar de beaucoup d’influences passées au travers de leur tamis créatif, l’objectif de Bananagun est de faire une musique pour tout le monde, un groove fédérateur qui couvre tous les genres. Même le nom d’apparence anodine du groupe véhicule l’idée d’une connectivité qui correspond à la dimension universelle de la musique. « C’est comme une lutte non violente ! Ou un mec qui fait un braquage avec une banane, pas une arme, et qui dit aux autorités de ne pas trop se prendre aux sérieux. » Le message sous-jacent du premier single est le même : “Try to love and not hate because you’re the one who has to carry it around.”