Alexandra Stréliski

INSCAPE

sortie le 5 octobre 2018

Secret City Records

Enregistré à l’automne 2017 au Studio PM à Montréal, INSCAPE se dévoile comme l’œuvre d’une artiste qui se joue bien des conventions et qui cherche à combler un certain vide émotionnel pour s’inscrire dans une tendance néo-classique résolument actuelle. Réalisé par Alexandra Stréliski elle-même et Maxime Navert (qui a également co-produit Pianoscope), l’enjeu a été de créer une pulsion créatrice qui s’engage à ramener l’auditeur vers une sincérité égarée : Un piano, seul, c’est très vulnérable et je cherche à partager ce moment avec un auditeur, explique Alexandra.

 

« Pour moi, confie Stréliski, l’inscape a été une crise existentielle. Une année où tout a chaviré et où j’ai eu à traverser divers paysages intérieurs, mouvementés, beaux et souffrants à la fois. Je me suis retrouvée dans un espace empli de zones de gris duquel je ne savais plus revenir. »

 

Le terme anglophone « inscape » est un concept réunissant « interior » et « landscape », qu’on pourrait traduire en français par « paysage intérieur ». Une notion philosophique autant associée aux arts visuels qu’à la psychanalyse et qui devient merveilleusement musicale au contact de Stréliski.

 

Rare femme évoluant dans le monde du néo-classique, Alexandra Stréliski n’a rien d’une pianiste conventionnelle. Elle crée une musique qui fait vibrer l’auditeur émotionnellement, emplissant l’esprit de riches images cinématographiques. Artiste d’origine juive polonaise ayant grandi entre Paris et Montréal, Stréliski a fait ses débuts avec son album Pianoscope sorti en 2010. Elle a d’ailleurs été révélée au grand public à travers les films Dallas Buyers Club (2013) et Demolition (2016) de Jean-Marc Vallée et, plus récemment, via la série du réalisateur québécois, Big Little Lies (HBO, 2017). Appuyée par le coup de cœur mentionné plus haut de Jean-Marc Vallée, qui permet à la musique de Stréliski de retentir en direct lors de la cérémonie des Oscars en 2014, la pianiste bénéficie d’une vitrine stellaire faisant bondir à près de quinze millions les écoutes en continu à travers les différentes plateformes numériques. Elle se produit à guichet fermé lors de plusieurs concerts au Festival International de Jazz de Montréal et le journal britannique The Telegraph encense d’ailleurs la créatrice, parlant d’un premier album sensible, mélancolique et lumineux.

 

Depuis 2013, Jean-Marc Vallée privilégie la musique d’Alexandra Stréliski pour faire ressortir l’émotion dans ses films — d’abord dans l’oscarisé Dallas Buyers Club (Prélude a également joué lors de la cérémonie des Oscars en 2014), puis dans Demolition en 2016. La musique d’Alexandra a également été utilisée par le réalisateur pour la bande-annonce officielle de Big Little Lies, sa série primée diffusée par HBO en 2017.

 

Cette année, pour Sharp Objects, sa nouvelle minisérie sur HBO, leur relation s’est transformée en collaboration artistique à part entière. Jean-Marc a inclus Alexandra dans le processus en utilisant sa musique et en demandant à la pianiste de lui composer des pièces sur mesure. Finalement, des pièces d’Alexandra tirées de son album précédent Pianoscope et de son nouveau disque INSCAPE (qui paraîtra en octobre) se font entendre de multiples fois dans six des huit épisodes diffusés pendant l’été. Alexandra a également écrit la musique du générique d’ouverture du troisième épisode de Sharp Objects et enregistré un concerto de Bach, qui a été lancé en ligne en juillet.

 

Déjà acclamée par la critique pour sa contribution à la série, Alexandra a dit : « C’est toujours un honneur de prêter ma musique à la vision de Jean-Marc. Je suis constamment émerveillée par son habileté à dépeindre la complexité de nos existences humaines. Dans “Sharp Objects”, il explore encore plus en profondeur les paradoxes, la noirceur et la violence qui existent en chacun de nous. C’est une œuvre incroyablement puissante et troublante. »